Islande, Nos randonnées

Randonnée vers la cascade de Glymur

Vous connaissez ces endroits où vous ne pouvez pas aller mais où vous vous jurez de revenir? Lors de notre premier séjour en Islande, nous étions arrivés jusqu’au portail de la randonnée pour Glymur. Le froid et la neige nous avaient un peu retenus et nous avions rebroussé chemin. Cette fois, nous avons décidé de la mettre au programme et en plus, on vous emmène.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

La randonnée de Glymur se situe au nord-est de Reykjavík. Pour s’y rendre, il faut contourner Hvalfjörður (le fjord de la baleine alors ouvrez les yeux!) par la route 47. Au fond du fjord, un chemin non carrossé part sur la droite ou la gauche (en fonction d’où vous arrivez). Il n’y a pas grand chose là-bas à part cette randonnée et je ne suis pas sûre que les bus s’y arrêtent…

Carte Glymur

 

LA RANDONNÉE A GLYMUR

Il s’agit de la deuxième cascade avec la hauteur de chute la plus importante d’Islande avec ses 190 mètres de hauteur. Elle a perdu sa première place au classement au dépit de la cascade de Morsárfoss (240 mètres) qui se situe dans le sur du pays et plus particulièrement dans le parc national du Vatnajökull.

La randonnée part, depuis le parking, au milieu de magnifiques lupins. Même si les Islandais les détestent, ces fleurs violettes invasives donnent quand même une autre dimension à la balade.

Randonnée à Glymur

Les paysages de la randonnée à Glymur

On passe une grotte, ça monte et ça descend. Ce n’est pas très difficile.

C’est ensuite que ça se corse. Rien d’insurmontable, je vous rassure tout de suite. Mais je préfère quand même vous prévenir que la première rivière à traverser est la plus facile. Je laisse un peu planer le suspens pour plus tard…

Un tronc, une corde en métal. On s’amuse à faire les funambules et le tour est joué.

Pour se rendre à Glymur, il y a deux rivières à traverser.

La première rivière qu’il faut traverser. Un jeu d’enfant.

Le chemin suit encore un peu la rivière avant de monter plus sérieusement.

A force de prendre de l’altitude, la cascade commence à faire son apparition. On s’essouffle un peu. C’est bien, ça décrasse les poumons. On ouvre grand les yeux. Il y a comme un air de Jurassic Park (vous vous souvenez, le film avec les dinosaures!) qui plane sur les lieux.

Islande_Glymur04

On arrive au premier point de vue. C’est haut et j’ai le vertige mais je m’approche quand même pour tenter de faire une photo. Raphaël est un peu épaté mais c’est parce que je n’ai réalisé que plus tard que j’étais au bord d’un précipice d’une centaine de mètres.

Je rigole un peu jaune et je me console en regardant virevolter les milliers de mouettes.

Islande_Glymur05

Quand on fait une randonnée, tout le monde se réjouit toujours d’arriver au sommet (surtout Raphaël en fait) mais je vous préviens, le sommet de la cascade n’est pas le plus beau point de vue. Pourquoi? Parce que le seul endroit où vous pouvez placer votre trépied pour faire une « pause longue » ne vous permet pas de la photographier comme vous voulez.

On profite comme tout le monde de faire quelques photos et ensuite on se regarde. On fait quoi maintenant? Oui car on ne va pas redescendre par le même chemin non? On discute rapidement avec les gens qui sont là. Un couple a décidé de tenter le passage plus haut. On attend quelques minutes pour savoir s’ils arrivent à passer. Puis on fini par se lasser et on va voir par nous même.

La vue depuis le dessus de la cascade est à tomber 💚

Islande - Glymur - Randonnée

Et en se tournant, on se rend compte de notre problème: il n’y a pas qu’une rivière à traverser mais bel et bien plusieurs.

On discute un moment avec Raphaël pour savoir où se trouve le meilleur endroit pour passer. Il veut tout faire en une fois mais je sais que je ne supporterai pas le froid. On se dispute un peu et on décide de tenter ma version (je n’aurais de toute façon pas traversé en une fois!).

Les gens, arrivés après nous, nous suivent les yeux fermés. On ôte nos chaussures et on se lance dans la traversée.

C’est froid. J’ai l’impression qu’on m’enfonce des poignards dans les mollets.

La première rivière est passée. Raphaël décide de tenter le coup pour le coup et traverse la plus grande rivière. J’essaie mais j’ai trop peur de ne pas tenir la distance. Il passe sans encombre. Je reste tétanisée sur l’autre rive et puis je décide de passer en plusieurs fois en allant un peu plus bas. Il se fâche, un peu, et décide de m’attendre de l’autre côté.

Il me faut quelques minutes avant de trouver le courage pour remettre les pieds dans l’eau gelée. C’est quand même un glacier que nous avons en contre-haut, ce n’est pas la mer des Caraïbes!

La deuxième rivière est passée. J’ai failli glisser sur un caillou. Il ne reste plus qu’un court d’eau de quelques mètres à franchir et je serai de l’autre côté.

Le calvaire est enfin terminé. C’est le moment de remettre les chaussures. On va pouvoir continuer à marcher au sec.

 

Note à vous même: si vous vous lancez sur cette marche et vous voulez faire la même boucle comme nous, prenez des chaussures pas trop dommage pour traverser les rivières. Le froid rend les pieds insensibles et donc moins stables.

Islande - Glymur - Randonnée

De l’autre côté, on admire encore une fois la cascade.

Heureusement que nous sommes partis tôt ce matin, les marcheurs sont de plus en plus nombreux. On profite encore un peu de cet instant de presque solitude. Notre séjour en Islande touche à sa fin et on n’a pas vraiment envie de quitter ce pays magnifique.

Islande - Glymur - Randonnée

Islande - Glymur - Randonnée

On se régale à marcher dans la forêt (il y a des arbres plus grands que nous en Islande!) et on arrive enfin au parking. Il est bondé et on est heureux d’avoir été si matinal.

 

Voilà, on espère que vous avez aimé cette balade à Glymur, c’est le moment pour nous de vous quitter. Comme d’habitude, n’hésitez pas à poser toutes vos questions dans les commentaires (plutôt que par email), ça peut aider d’autres personnes.

En ce qui nous concerne, on repart très bientôt pour un séjour à Venise et on se réjouit de retrouver cette ville magnifique ♥️

 

TOUS NOS ARTICLES SUR CE ROAD TRIP EN ISLANDE

Si vous préférés les paysages hivernaux, vous pouvez également lire nos articles sur l’Islande en hiver.

 

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12 comments
  1. LadyMilonguera Répondre
    15 août 2016 à 20 h 56 min

    Je n’ai pas aimé, j’ai adoré cette balade !!! Partir tôt, ça paie toujours 😉

    1. Letizia Répondre
      15 août 2016 à 21 h 39 min

      Oui effectivement et cette fois encore c’était que du bonheur!

  2. Tiphaine Répondre
    16 août 2016 à 12 h 02 min

    C’est à couper le souffle ! Comme toujours en Islande… Ce pays me fait tellement rêver !

    1. Letizia Répondre
      17 août 2016 à 13 h 18 min

      Il faut vraiment que tu essaies d’y aller un jour. L’Islande fait partie des pays où j’ai pleuré en partant et où je me suis jurée de revenir (encore et encore).

  3. Julia Laffaille-Taurignan Répondre
    25 août 2016 à 11 h 46 min

    Super article !
    L’Islande restera toujours mon pays préféré ! Des paysages calmes mais époustouflants !

    1. Letizia Répondre
      25 août 2016 à 13 h 47 min

      Merci Julia! L’Islande c’est aussi un très gros coup de cœur pour nous ❤️

  4. Claire Répondre
    25 août 2016 à 13 h 22 min

    Hello Letizia, merci pour ces témoignages que j’ai du plaisir à lire. Petite question: comment fais-tu pour avancer quand même quand tu as le vertige? car moi je suis parfois bloquée et j’avance très, trop lentement.
    (Claire, ta collègue de Bon à Savoir).

    1. Letizia Répondre
      25 août 2016 à 14 h 15 min

      Bonjour Claire!
      Quel grand plaisir de te voir par ici 😃 Et bien ça dépend des situations… Souvent, Raphaël (mon conjoint) m’aide et j’évite de regarder dans le vide. Parfois je panique, je pleure et ensuite je me fais engueuler 😜 La meilleure des solutions, c’est d’essayer de ne pas y penser. Demande à quelqu’un de te raconter quelque chose, une histoire ou autre et ne te concentre que sur cette voix en regardant ailleurs ou au loin. J’ai très peur des grilles (parfois lors de passage de pont) et Raphaël se met devant moi, je cache mon visage dans son dos et j’avance sans regarder. C’est très difficile d’affronter sa peur mais il faut essayer de se faire façon. C’est un peu la seule solution pour ne pas rester bloquer, surtout que ça peut être dangereux.
      J’espère avoir pu un peu t’aider. N’hésite pas à revenir me dire si ça marche aussi chez toi!

  5. Claire Répondre
    29 août 2016 à 9 h 43 min

    Hello Letizia,
    Merci pour les tuyaux, et toute la sympathie de Jean-Luc, mon conjoint, pour Raphaël 😉 il a aussi droit aux crises de panique. Tu as raison, il faut se faire façon et je vais essayer le truc de l’histoire. Moi je me répète parfois comme un mantra: un pied, l’autre, un pied, l’autre, bravo, vas-y, un pied… et ça m’aide de ne regarder que mes pieds. Mais quelle énergie il faut! heureusement, le soir on a l’impression d’avoir deux victoires à son actif, la montagne et… la trouille.
    Grosses bises et je me réjouis de te lire encore.

    1. Letizia Répondre
      30 août 2016 à 11 h 04 min

      Bonjour Claire,
      Ah pauvre Jean-Luc 😆 Le truc de l’histoire est magique et je peux t’assurer qu’il fonctionne. Quand nous sommes allés en Floride, nous avons visité Cap Canaveral. Il y a une station spatiale où tu peux entrer pour te rendre compte du travail des astronautes. J’y suis allée sans réfléchir au parcours et tout à coup, je me suis retrouvée en face d’un tube en plastique transparent où il fallait ramper pour regagner la sortie. Dessous, du vide. Je m’assieds à l’intérieur et prise de panique, je lance un « oh shit! » et explique à Raphaël que j’ai trop peur et que je vais faire demi-tour. A ce moment-là, un américain me lance depuis l’autre bout du tube « fear your fear » et « listen to my voice, I’ll guide you ». Et il commence à me raconter une histoire. J’avance lentement, j’ai peur, je tremble de partout et j’arrive vers lui en pleurant. Il me regarde, me fait un grand sourire et repart comme si de rien n’était. J’ai pleuré pendant presque une heure à cause de cette rencontre et encore aujourd’hui, quand j’y pense, j’ai les larmes aux yeux. Il y a parfois des moments géniaux auxquels tu ne t’attends pas… La beauté des rencontres inattendues…
      J’espère que l’histoire t’aidera toi aussi et je me réjouis de lire tes commentaires dans un ou l’autre de mes prochains articles 😊
      Grosses bises à toi aussi.

  6. Icelandairwoman Répondre
    6 février 2017 à 21 h 57 min

    Bonjour,
    Je suis très intéressée par cette randonnée. Nous partons en juillet.
    Combien de temps faut-il pour faire cette ‘balade’ ? Est-ce que le chemin est facilement repérable sans plan?
    Merci

    1. Letizia Répondre
      7 février 2017 à 11 h 12 min

      Bonjour,
      Nous avons mis un peu moins de trois heures pour faire la totalité de la boucle. Ne vous inquiétez pas, le chemin est vraiment repérable sans carte. Le seul conseil que je peux vous donner est de partir assez tôt le matin pour éviter les flux de marcheurs (et de prendre des affaires pour traverser une rivière à pieds nus).
      Bonne randonnée!

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