France

Revivre le D-Day en véhicule d’époque

Nous allons vous le dire d’entrée: ce voyage est le fruit du hasard et d’un petit coup de chance. Un jour, au détour d’une blague au travail, je reçois une invitation. Une dose de courage plus tard, nous nous sommes retrouvés en Normandie avec un passionné à la gentillesse infinie.

On ne visite pas la Normandie et les plages du Débarquement comme on va faire ses courses un samedi matin. On prépare son voyage pour comprendre et saisir les clés du conflit et de l’histoire. Si vous vous y rendez, je vous invite à vous informer avant de partir. Ouvrez vos anciens livres d’école, procurez-vous un ouvrage ou l’autre, regarder un film pour connaître les bases du conflit qui a ôté la vie à des milliers de courageux.

 

Ne soyez pas con. Ne grimpez pas sur les casemates. Ne vous prenez pas en photo avec les canons. Ces endroits ont vu la mort.
Le respect ne tue pas, la connerie oui.

 

Il m’a fallu un peu de temps pour digérer ce voyage peut-être parce qu’on ne revient pas vraiment pareil d’un endroit comme la Normandie. Vous m’excuserez pour ma trop grande franchise. Nous sommes partis une semaine avec Jürg, un passionné d’histoire et ses amis. Depuis des années, lui et sa Willys font le voyage chaque année depuis la Suisse pour participer aux commémorations du D-Day. Pour nous, c’était la première fois.

 

Prenez Place - Les coquelicots de Normandie

Pour l’anecdote, il faut savoir que les pays du Commonwealth ont choisi cette fleur rouge sang pour commémorer les victimes de la Première Guerre Mondiale, car c’était l’une des seules fleurs à fleurir sur les terres dévastées par les tirs d’obus, le long des tranchées et près des champs de bataille.

 

C’était le 2 juin. Un vendredi pour être plus exact. Nous avons mis les bagages et le matériel de camping dans notre voiture et nous avons pris la route en direction de la Normandie. En tant qu’amateurs d’histoire, nous savions qu’un jour ou l’autre, nous irions dans ce coin de pays pour visiter les plages du Débarquement. La tête bourdonnant de questions, d’images de films ou de souvenirs d’école, nous sommes prêts à partir à la découverte d’une page d’histoire.

 

Ce qui choque quand on arrive en terres normandes c’est le calme. Comme partout où une guerre a eu lieu, la nature reprend ses droits. C’est comme si rien ne c’était passé et pourtant, une étrange atmosphère règne sur les lieux. Ces bocages, ces haies, ces champs, ces terrains inondables, la réalité nous frappe plus cruellement encore… Ils ont dû vivre une boucherie.

Les allemands ont eu le temps de s’installer, de prendre possession des lieux et surtout de poser les défenses de leur célèbre Mur de l’Atlantique, qui devait empêcher les alliés de poser les pieds en France. Imaginez une forteresse protégeant plus de 6000 kilomètres de côtes. Des hommes tapis dans l’ombre à attendre et à surveiller l’étendue d’eau qui les sépare des Alliés. Si nous avons appris une chose en Normandie, c’est de ne pas oublier tous les soldats ennemis également morts au combat. Ce n’est pas une ode aux allemands, mais une pensée bienveillante à tous ceux qui ont saboté les bâtisses ou ralenti les travaux pour laisser une chance aux Alliés. Ceux-ci reposent non pas avec les héros mais avec les déchus, car ils portaient le mauvais uniforme.

 

Prenez Place - Normandie - Débarquement

 

Jour 1 – La batterie d’Azéville et Utah Beach

 

L’odeur des croissants nous monte au nez. Jürg est déjà levé. Il a profité des premières heures de la journée et du fait que nous dormions encore pour aller à la boulangerie. Quand on vient en Normandie en véhicule d’époque, on joue le jeu dans les moindres détails. Jürg est habillé en fantassin américain de la 4e division d’infanterie, on se croirait tout droit sorti d’un film. Nous sommes un peu honteux avec Raphaël, nous ne nous attendions pas à autant de gentillesse et surtout, nos habits ne sont pas du tout à la hauteur! On reçoit tous les deux des bombers à enfiler par-dessus nos vêtements et des bonnets pour éviter d’être trop voyants (et surtout ne pas congeler sur la jeep).

Avec la Willys de Jürg, il y a Thomas et sa Dodge Command Car, et là on joue dans la cours des grands. Il est dans l’échelon de commandement des troupes blindées américaines et le rôle lui va plutôt bien 😉 On se sépare, Raphaël dans une voiture et moi dans l’autre, on doit aller récupérer la famille d’Adrian, un autre collègue de Jürg. Chez lui, on retrouve des membres de la police militaire de l’époque ainsi que des soldats parachutistes. Après un café, on monte dans les deux véhicules (il y a de la place!) et c’est parti pour la batterie d’Azeville.

 

Prenez Place - Le débarquement en véhicule d'époque

 

Muni de nos audio-guides essentiels à comprendre les lieux, nous pénétrons dans la batterie. Il faut imaginer qu’à l’époque, elle abritait presque 200 hommes dont plus d’un quart vivait là de façon permanente. Atteinte de plein fouet par deux obus, il reste encore les casemates et un impressionnant réseau de souterrain. Des tableaux accrochés aux murs permettent de se faire une idée de la vie des soldats.

En se baladant dans les couloirs, on n’a pas vraiment envie de prendre des photos. Comme partout dans la région, une ambiance particulière règne. C’est comme si le temps s’était arrêté et que l’odeur de la poudre et le bruit des tirs résonnaient encore aux alentours.

 

Prenez Place - Débarquement - Azeville

Prenez Place - Débarquement - Azeville

 

On reprend la route en direction la batterie de Crisbecq. Sans entrer dans le musée, on suit Jürg, notre professeur d’histoire personnel. En arrivant devant une casemate détruite par un obus, je lui demande à quoi bon construire des murs de deux mètres de largeur s’ils ne sont pas résistants. En nous montrant les fissures du béton, il nous explique que le matériel utilisé n’était pas forcément le meilleur qui soit. Les allemands ont dû construire ces défenses en très peu de temps et avec les moyens du bord.

 

Prenez Place - Batterie de Crisbecq - Normandie

Prenez Place - Batterie de Crisbecq - Normandie

Prenez Place - Normandie

Encore meurtri des stigmates de la guerre, la vie a repris son cours en Normandie.

 

Notre prochain point de chute est particulier. Lorsqu’on est propriétaire d’une voiture de la Seconde Guerre mondiale qui a roulé sur ses plages, on rêve de l’emmener en pèlerinage. Pour l’anecdote, en connaissant le numéro du châssis de sa voiture, on peut savoir si oui ou non, elle a servi lors du Débarquement. Si la Willys de Jürg n’a pas débarquée en Normandie mais en Provence en août 1944, la Dodge Commander de Thomas était bien là. C’est sur la plage d’Utah, dans le secteur de la première Armée américaine que toute la bande s’est rendue sur la plage. Alors que tout le monde discute, je m’éclipse un instant pour m’approcher de l’eau, une rose lancée à la mer en hommage aux victimes flotte encore dans les vagues. Je suis sur la plage qui 70 ans plus tôt a été le théâtre d’une bataille restée à jamais dans l’histoire. Je me sens tellement petite…

 

Prenez Place - Normandie - Plages Débarquement - Utah

Prenez Place - Normandie - Utah Beach

 

Jour 2 – Pointe du Hoc, Arromanche, le cimetière américain

 

Plus à l’est, la Pointe du Hoc est une position stratégique que les Allemands avaient fortifiée avec soin et les Alliés le savaient. Ils connaissaient l’importance de ce promontoire rocheux et surtout que les six canons pouvaient balayer un secteur allant d’Utah à Omaha. Le 2e bataillon de rangers, une des unités spéciales américaines, a pris d’assaut la position à l’aube du jour J en escaladant la falaise sans savoir qu’il n’y avait plus de canons. L’histoire est passionnante même si vous n’avez pas un professeur d’histoire personnel alors n’hésitez pas à la lire en entier 😉

Il faut imaginer qu’aujourd’hui la Pointe du Hoc est à nouveau toute verdoyante. On peut marcher presque partout, même s’il y a encore quelques endroits qui n’ont pas été déminés. On peut surtout se rendre compte de l’impact des obus sur le terrain en marchant dans les trous laissés par les bombes.

 

Prenez Place - Normandie - Pointe du Hoc

Prenez Place - Normandie - Pointe du Hoc

Prenez Place - Normandie - Pointe du Hoc

 

On continue la journée avec les vestiges du port « Mulberry » d’Arromanche. Il ne reste presque plus rien de l’impressionnant dispositif que les Alliés avaient installés à l’époque, mais les paysages sont impressionnants. On grimpe sur la plate-forme afin d’avoir un meilleur aperçu des lieux et avec les explications détaillées de Jürg, on se rend compte du travail fourni pour créer un port éphémère flottant de toute pièce.

 

Prenez Place - Normandie - Port Mulberry - Arromanche

 

J’ai beaucoup de respect pour les militaires qui n’hésitent pas à un instant à donner leur vie pour leur pays. Comment imaginer ces milliers de soldats, souvent très jeunes, s’enrôler dans l’armée pour aller délivrer un pays qui n’est même pas le leur? C’était une des questions que je me posais avant de partir en Normandie. J’avais demandé à Jürg et il m’avait répondu: « tu comprendras quand nous irons visiter le cimetière américain ».

Nous y sommes allés en fin de journée, une demi-heure avant la fermeture. La lumière était irréelle. Je m’en souviens encore comme si c’était hier. On marchait vite pour arriver dans les temps et tout à coup, après l’énorme structure de marbre, voilà les tombes américaines. Disposées comme dans les films, serrées les unes contre les autres. L’ambiance est oppressante, il n’y a aucun bruit. La vue sur la mer est incroyable, tout est propre, tout est aseptisé. En lisant les dates sur les croix blanches, la jeunesse des soldats me frappent… J’ai les frissons. Jürg s’approche de nous avant de me demander de regarder autour de moi. « Tu comprends maintenant pourquoi ils n’ont pas hésité une seule seconde? Ils leur ont promis qu’on ne les oublierait jamais… » Ma gorge se noue et des larmes me montent aux yeux.

 

Prenez Place - Normandie - Cimetière américain

 

Jour 3: Reconstitution d’une barge du débarquement et cimetière allemand

 

Ce matin nous nous levons aux aurores. Le programme commence avec la reconstitution d’un infime moment du Débarquement avec une barge (c’est le bateau qui transportait les soldats sur les plages). C’est bon enfant mais une seule embarcation ne permet pas vraiment qu’on se rende compte de la grandeur de la chose. On ne va pas se plaindre, on a pu assister au lever du soleil et siroter un café tiré du sac sous le regard admirateur des gens autour de nous.

 

Prenez Place - Normandie - Débarquement - Utah Beach

 

Le gros moment de cette troisième journée était la visite du cimetière allemand. Après avoir vu celui des Américains la veille, j’étais curieuse de voir comment ils avaient réussi à rendre justice aux morts de l’autre camp. Ce qui frappe quand on arrive à la Cambe, c’est qu’il n’y a pas de marbre blanc, pas d’entrée spectaculaire, pas de vue à couper le souffle.

On pénètre dans l’enceinte du cimetière par une petite porte où une seule personne peut passer à la fois. C’est étrange de se trouver là. Comme je vous l’ai écrit plus haut, les Allemands étaient les méchants pendant la Seconde Guerre mondiale, mais on ne peut s’empêcher d’avoir un petit pincement au cœur de voir toutes ces pierres tombales alignées les unes à côté des autres.

 

Prenez Place - Normandie - Cimetière allemand - La Cambe

 

Jour 4: Omaha Beach, batterie de Longues-sur-Mer, Juno

 

La journée commence avec Omaha Beach, plus connue sous « la sanglante » car c’était une opération suicide de venir s’emparer de cette plage. Toutes les mesures mises en place pour faciliter la vie aux soldats ont échouées: le pilonnage prévu par l’US Air Force a raté sa cible, les tirs de canons de la marine se sont écrasés dans les casemates en ne provoquant que d’infimes dégâts et les lance-roquettes installés sur des péniches n’ont fait périr que des bancs de poissons… Le bilan pour les Américains sera très lourd.

Aujourd’hui, il ne reste presque plus aucun vestige sur les sept kilomètres de plage d’Omaha. Jürg nous explique comment les allemands avaient pris possession et avantage du terrain pour tendre un piège mortel aux soldats Alliés.

Pour les intéressés, une maquette très représentative de la plage se trouve au Musée D-Day Omaha à Vierville-sur-Mer.

 

Prenez Place - Normandie - Omaha Beach

 

Depuis la visite de la batterie d’Azeville le premier jour, nous avions hâte de connaître celle de Longues-sur-Mer d’avantage épargnée par les tirs. Pour cette sortie, Jürg nous abandonne à nous-même et nous partons à la découverte des lieux sans notre professeur privé. Il y a encore quatre casemates équipées de leur canon. C’est ici que je me suis fâchée avec la gente humaine. Je me souviens avoir pris mon bloc-notes et avoir écrit la citation du début de l’article. Je sais que les gens peuvent être malhonnêtes et irrespectueux, ce manque de respect, je ne l’avais encore jamais vécu. Même si chacun est libre de faire ce qu’il veut, une once de respect n’a jamais tué personne.

 

Prenez Place - Normandie - Batterie de Longues sur Mer

 

Après avoir vu les plages d’Omaha et d’Utah, il était temps d’aller jeter un œil à Gold, Juno et Sword. Nous avons aperçu celle de Gold depuis la route. Aujourd’hui, il ne reste qu’une plage, la nature ayant repris tous ses droits. Arrivés dans la zone de la 2e Armée britannique, nous sommes surpris par la différence de fréquentation qu’il y a avec celle de la 1e Armée américaine. Il n’y a presque personne, la zone est déserte.

Nous nous arrêtons au Juno Beach Canadian Memorial. Devant nous, une ancienne gare, une maisonnette bleue et une crêperie. Une plaquette et quelques images délavées sont les seuls indices du passage des troupes. On marche un petit coup sur la plage avant de revenir vers l’ancienne gare. Jürg nous fait remarquer qu’il y a un problème avec la légende d’une photo « ces gens pouvaient pas être là à cette date. Ils ne portent pas le bon uniforme ». J’ai beau le côtoyer depuis une semaine, je suis bluffée par tant de savoir.

 

Prenez Place - Normandie - Débarquement - Juno

Prenez Place - Normandie - Débarquement - Juno

La plage de Juno (photo) est située entre celle de Gold et de Sword.

 

Le moment que je déteste est arrivé. C’est l’heure de se dire au revoir. On choisit le musée du mur de l’Atlantique (on vous en parle un peu plus bas) comme dernier moment avec Jürg. Encore une fois, c’est une visite incroyable en sa compagnie. A la sortie, on regarde les chars sans vraiment se parler. C’est étrange de se dire qu’on ne vivra peut-être plus jamais ces moments particuliers. C’est étrange aussi de se dire qu’on a fait partie de la vie de quelqu’un pendant une semaine, qu’on était presque 24h/24 avec eux et que tout à coup, on doit retourner à notre vie comme si rien ne s’était passé. Sauf qu’on ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé. On a vécu trop d’émotions, trop de petits moments qu’on n’oubliera jamais. J’ai un peu les larmes aux yeux. Raphaël me prend par la main et moi je prends mon courage à deux mains.

On remercie Jürg pour tout, on se quitte un peu maladroitement. On espère qu’on ne l’a pas trop importuné de notre présence. En fait, on espère qu’il a eu autant de plaisir que nous en avons eu.

 

Prenez Place - Débarquement Normandie - Batterie de Merville

Prenez Place - Débarquement Normandie - Batterie de Merville

 

Jour 5: la batterie de Merville

 

Nous sommes livrés à nous-mêmes pour notre dernier jour en Normandie. Demain ça sera l’heure de reprendre la route en direction de la Suisse. On choisit la Batterie de Merville pour clore ce chapitre de notre séjour au nord de la France. Encore un endroit intéressant, des témoignages à rendre les yeux humides, l’odeur de poudre si particulière. On prend notre temps, on essaie de se souvenir de tous ce que nous avons appris et on fait les malins à tenter des déductions abracadabrantes. Puis vient le moment de se décider à partir. J’ai encore du mal, ça veut dire que c’est fini et j’aime pas la fin des vacances…

 

Les autres musées que nous avons visités

  • D-Day expérience
    Le simulateur de vol n’est pas terrible mais le musée sur les troupes aéroportées est franchement très bien fait. Les soldats parachutistes qui se sont élancés au matin du 6 juin 1944 vous racontent pourquoi tel ou tel objet était nécessaire. Même s’il y a beaucoup à lire et qu’après un moment les émotions sont trop fortes, c’est un musée que nous conseillons sans aucune hésitation. Le musée du Dead’s Man Corner (compris dans le prix) est également très intéressant pour comprendre l’histoire qui s’est jouée dans ce croisement devenu historique.
  • Musée du mur de l’Atlantique
    Encore un autre musée absolument incroyable à ne pas rater si vous êtes dans les parages. Il s’agit d’un bunker gardé par les allemands avec une histoire abracadabrante elle aussi. Il y a des tonnes de matériel à voir, des anecdotes à lire. Franchement, une belle découverte.
  • Mémorial de Caen
    Nous voulions y aller pour notre dernier jour, mais quand nous sommes arrivés là-bas il y avait trop de monde. Je n’aime pas trop les bains de foule et après presque une semaine à avoir un professeur d’histoire personnel, on a préféré passer notre chemin. Ce n’est pas la dernière fois que nous mettons les pieds dans ce coin de pays alors soyez certains qu’on ne le manquera pas la prochaine fois.

 

Un énorme merci à Jürg pour cette semaine incroyable. Merci de t’être occupé de nous avec autant de gentillesse et surtout de ne nous avoir laissé la chance de partager avec toi cette passion qui t’habite depuis des années. Merci également à toute la famille d’Adrian mais aussi à Thomas et à Fritz pour leur compagnie, leurs blagues et les apéros dans la caisse magique à l’arrière de la Dodge 😉
Nous n’oublierons jamais cette semaine passée avec vous!

 

12 comments
  1. Regin david Répondre
    12 mars 2018 à 21 h 04 min

    Mille mercis pour ce texte très touchant, nous avons nous aussi été en Normandie au mois de juin l’année dernière pour les commémorations du débarquement et nous nous sommes également rendus dans de nombreux lieus que vous avez cités précédemment ; nous garderons à jamais en mémoire tout ce que nous avons vu et entendu sur place dans ces lieux chargés d’histoire.
    Cordialement
    D.Regin.

    1. Letizia Répondre
      12 mars 2018 à 21 h 42 min

      Merci à vous pour votre gentil commentaire!
      Un voyage que nous ne sommes pas prêts d’oublier.
      Cordialement,
      Letizia

  2. Didou Répondre
    13 mars 2018 à 10 h 11 min

    Il y a aussi un riche patrimoine architectural en Normandie
    Ces types déguisés en soldats je trouve cela ridicule
    Ils auraient peut être fait partie des planqués en 44

    1. Letizia Répondre
      13 mars 2018 à 21 h 47 min

      Nous vivons dans un monde où chacun a le droit de donner son opinion et je vous remercie pour votre commentaire.
      Je trouve cependant dommage d’émettre un jugement de valeur sur des gens passionnés que vous ne connaissez pas et qui pourront vous apprendre beaucoup plus que vous pensez sur l’histoire militaire.
      Cordialement,
      Letizia

    2. Le soldat Répondre
      16 mars 2018 à 16 h 40 min

      Le Soldat sait très bien apprécier le patrimoine architéctural en Normandie – J’ai participer à la rénovation complète d’une ancienne maison dans la baie du Mont-Saint-Michel avec quelques amis pendant plusiers semaines de vacances comme étudiant d’architécture – un planqué ? – même pas dans la domaine culturelle.

  3. PRUDHOMME Répondre
    13 mars 2018 à 20 h 05 min

    Je suis un très grand admirateur de cette époque,d ailleurs je possède une willys pour aller je l’espère un jour sur les plages du débarquement pour commémorer a ma façon et sans prétentions, ces gens qui sont morts pour nous.
    Merci pour ce texte très émouvant (un homme a le droit d’être ému), ce vécu et ces visites que vous avez commentées, je suis touché aussi par ce monsieur Suisse qui s’intéresse à notre histoire.
    Je vous souhaite,bon vent et encore merci pour le partage
    Laurent Prudhomme

    1. Letizia Répondre
      13 mars 2018 à 21 h 56 min

      Merci à vous pour votre commentaire. C’est toujours une belle récompense d’avoir réussi à transmettre même un dixième de ce que j’ai ressenti dans mes textes. J’espère très sincèrement que vous aurez un jour l’opportunité de vous rendre sur les plages du Débarquement avec votre Willys. N’hésitez pas à repasser par ici pour nous raconter si vous avez eu la chair de poule autant que nous en regardant la mer et en imaginant tous les bateaux qui arrivent sur le sable.
      Bon vent à vous aussi cher Laurent!
      Letizia

  4. Jürg Christen Répondre
    15 mars 2018 à 21 h 17 min

    Merci infiniment pour l’intérêt apporté à l’histoire des événements très déterminants pour la génération qui a dû payer un prix énorme pour prévaloir sur le fascisme et le nationalisme dangereux à cette époque. Il faut pas oublier que le monde d’aujourd’hui s’explique en grand partie par les deux catastrophes et leurs éffets du vingtième siècle et c’est due aux expériences graves des deux grande guerres, que la troisième n’as heureusement jamais dépasser ce qu’on appelle « the point of no return ».
    L’être humain ne vas jamais renoncer à se battre – L’histoire nous fait preuve de cette pronostic pessimiste.
    S’intéresser pour l’histoire, prendre connaissance et le savoir constituent e.a. le fondement nécessaire pour apprendre, progresser et éviter le plus pire possible. Ça, par contre, c’est un aspect optimiste.
    Merci pour la visite et la très bonne reportage illustré qui m’a vraiment touchées et qui me rend optimiste de rouler en Willys de ceux qui ont du payés le prix le plus haut – Leurs couleurs peuvent être portées – ils le méritent.

    1. Letizia Répondre
      16 mars 2018 à 16 h 44 min

      Merci à toi Jürg! Je ne sais vraiment pas trop quoi dire à part que les mots me manquent (et ça m’arrive rarement 😊).

  5. Itinera Magica Répondre
    16 mars 2018 à 14 h 21 min

    J’ai vu ces lieux en avril dernier et j’ai été comme toi bouleversée, touchée, émue, larmes aux yeux et gorge nouée…Merci pour ce magnifique reportage.

    1. Letizia Répondre
      25 mars 2018 à 15 h 12 min

      J’avais lu ton article avant de partir, je me souviens très bien de cette même émotion qu’il y avait dans ton texte ❤️

  6. Tiziana Répondre
    25 mars 2018 à 14 h 27 min

    Je n’ai pas encore pris le temps de m’y rendre, mais avec toutes ces informations ça sera plus facile.
    Quel bel hommage, les larmes sont arrivées toutes seules…
    Merci.

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